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Les Iles de Marseille


L'île du Frioul

L'archipel du Frioul est constitué de quatre îles, l'ensemble atteignant 200 ha, situé environ à 4 km au large de Marseille. Les îles constituent un des 111 quartiers de Marseille : elles sont situées dans le 7e arrondissement.
Le Frioul attire les visiteurs pour les plages, la baignade, la pêche et les balades. Mais une découverte complète de l'île ne peut se faire sans s'intéresser également à ses plantes rares, ses colonies d'oiseaux marins ou ses fonds sous-marins protégés.
Le Frioul est la destination idéale pour les amateurs d'espaces naturels.
 

L'île du Chateau d'If

Au large de Marseille, découvrez le Château d'If, forteresse érigée par François Ier, restée célèbre grâce au roman d'Alexandre Dumas "Le Comte de Monte-Cristo". Le Château d’If est, avec la Basilique Notre Dame de la Garde, le lieu le plus mythique de la ville de Marseille.
Si l’une accueille les pèlerins, l’autre voit passer dans ses murs, déversés par des navettes, des milliers de touristes venus du monde entier. Car il faut le savoir, le site est connu à travers le monde, depuis que le roman d’Alexandre Dumas a été traduit dans presque toutes les langues. Sans lui, nous devons l’admettre, l’île serait restée dans l’anonymat général, un peu comme le Fort Saint Jean.

Le Château d'If est implanté sur un îlot qui fait partie de l'archipel du Frioul. Il est l'un des sites les plus visités de la ville de Marseille. C'est une construction carrée de trois étages mesurant 28 mètres sur chaque côté, flanquée de trois tours, percées de larges embrasures. Le reste de l'île, dont la dimension est de seulement 3 hectares, est fortement défendu ; des hauts remparts avec des plateformes à canon surmontent les falaises. Il a été classé monument historique le 7 juillet 1926. Il a essentiellement servi de prison pendant ses 400 ans d'utilisation officielle.

L'île de Riou

Inabordable du côté de la haute mer, c'est un véritable chaos de roches verticales, d'éboulements de ravins. Du côté du massif de Marseilleveyre, la côte se fait plus douce et offre plusieurs possibilités d'accès autorisés. La Calanque de Monasterio est la plus fréquentée. Près de la plage, les seuls arbres existants sur l'île sont les Tamaris.

Du col de la Culatte, qui culmine à 100 m, on jouit d'un somptueux panorama sur les Calanques et la côte depuis la Camargue jusqu'à la Ciotat. Plusieurs sentiers permettent la découverte de cette île sauvage, aujourd'hui désertée par l'homme, mais qui fut occupée dès le néolithique ancien par des pêcheurs collecteurs de mollusques.

Sur les hauts de Riou existent les ruines d'une tour de guet, édifiée au XIIème siècle et qui servait de poste d'observation pour prévenir d'éventuelles attaques de Barbares en liaison avec la vigie du sommet de Marseilleveyre.
A quelques encablures de Riou, deux îlots célèbres dans le monde entier auprès des passionnés d'archéologie sous-marine : Le petit et le grand Congloué.

L'île Jarre

Face au massif de Marseilleveyre, elle constitue avec ses voisins, l'un des mouillages forains les plus importants de la Mer Méditerranée depuis plus de 20 siècles. C'est là qu'en 1720 fut incendié et coulé "le Grand Saint Antoine" navire qui venant de Smyrne, chargé d'étoffes précieuses, et ramena la grande peste à Marseille.

Elle constituait avec Pomègues et Ratonneau ses voisins de l'archipel du Frioul, le 3ème lieu de quarantaine pour les vaisseaux désirant aborder à Marseille.

L'île Maïre

Ponctuant l'extrémité sud de la rade, l'île Maïre, face au cap Croisette, dresse vers le ciel ses arêtes de calcaire. Aujourd'hui interdite d'accès, elle fut pourtant occupée au néolithique comme l'ont révélé des fouilles en 1903. Vers 1920 des militaires et officiers de marine assuraient encore l'entretien d'un poste photo-électrique.

Lors de la seconde guerre mondiale, l'armée allemande fera construire par les Italiens sur ce site privilégié des fortifications dont une tourelle est encore visible aujourd'hui.
Sa côte et notamment deux rochers jumeaux "les Farillons" ont été le lieu de nombreux naufrages depuis l'Antiquité. Au pied de l'îlot, la splendeur fantastique des fonds sous-marins.

L'île de Planier

Depuis le premier phare construit au Moyen-Age pour guider les marins et signaler l'arrivée des pirates et des barbaresques, l'îlot de Planier, planté à fleur d'eau à 15 km au large du Vieux Port, a vu la construction successive de 5 phares. Belle mission puisqu'il s'agit d'éclairer le plus grand port de la Méditerranée !

L'actuelle construction date de 1959. C'est l'ouvrage le plus élevé de la côte méditerranéenne, son plan focal se situant à près de 68 mètres au-dessus des hautes eaux. Sur cet îlot de 3 hectares s'élève une superbe colonne en pierre de Cassis dont l'utilisation ne concerne que quelques rares édifices de prestige à Marseille, comme le Palais de Justice, la Préfecture ou le Palais Longchamp. C'est un matériau qui remonte à 115 millions d'années et qui présente la remarquable propriété à capter les rayons du soleil et de rejeter la nuit les impuretés : il demeure donc d'une blancheur immaculée.

En 1992, les derniers gardiens ont dû quitter le phare, du fait de son automatisation. Ainsi, selon les mots d'Albert Londres (Marseille Porte du Sud) : "Il est un phare à deux milles de la côte. Tous les soirs, on le voit qui balaye de sa lumière et le large et la rive. Ce phare est illustre dans le monde ; il s'appelle le Planier. Quelle que soit l'heure où vous le regardiez, dîtes-vous qu'à cet instant on parle de lui sur toutes les mers et sous toutes les constellations. Quand on n'en parle pas, on y pense. Mais si le Planier ramène au pays, il préside aussi au départ. Faites le voyage de Marseille, jeunes gens de France ; vous irez voir le phare. Il vous montrera un grand chemin que sans doute, vous ne soupçonnez pas, et peut-être alors comprendrez-vous".